L’association des journalistes lesbiennes, gays, bi (AJL) publie une étude sur le traitement accordé aux transidentités dans les médias en ligne dix ans après la loi sur le mariage pour tous. L’association conclut : «En 2023, nous constatons que les mêmes mécanismes médiatiques sont toujours en place, désormais dirigés contre les personnes trans. Ce qui a motivé la création de l’AJL en 2013 continue à justifier la nécessité d’une telle association dix ans après.» L’étude menée pendant 16 semaines et portant sur 21 sites d’information et 434 articles relève que le Figaro est le média en ligne qui aborde le plus la question, mais qu’il fait partie «des médias qui en parlent le plus mal», à leur sens. L’association épingle : «Sensationnalisme, manque de rigueur dans les données scientifiques, sources contestables, tribunes offertes à une rhétorique antitrans, invisibilisation…» Toutefois l’AJL salue une «nette amélioration du traitement médiatique des transidentités, enfin perçues comme un sujet d’actualité à part entière.»

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