« Nous avons à peu près 1 million de téléspectateurs réguliers sur Equidia Live »

21 septembre 2012 9 h 36 min 0 commentaire

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INTERVIEW Eric Brion, directeur général d’Equidia, revient sur le dédoublement d’Equidia en Equidia Life et Equidia Life effectué il y a un an et sur les résultats des chaînes.

Parlez-nous de vos chaînes !

E.B. : Les deux chaînes Equidia ont été lancées en septembre 2011. Il y a Equidia Live, la chaîne des courses. Elle est consacrée au direct tous les jours entre 12H et 20H30. Ensuite, il y a Equidia Life qui est la chaîne de toutes les communautés des sports équestres et du cheval. Sa particularité, c’est de diffuser les grands évènements sportifs autour de l’équestre.

Comment différenciez-vous ces deux chaînes?

E.B. : Depuis un an, nos téléspectateurs connaissent nos thématiques. Même si nous sommes dans un habillage assez proche, on différencie simplement les deux chaînes. L’une est plutôt dans les codes vivants, les codes du sport… avec comme couleur le rouge… C’est Equidia Live! L’autre est plus axée sur l’art de vivre avec comme couleur le bleu, c’est Equidia Life !

Pouvez-vous rappeler qui sont les actionnaires de vos chaînes?

E.B. : Equidia a deux actionnaires : France Galop qui est l’organisateur des courses de galop en France et le Cheval français, organisateur des courses de trots. Ils sont tous les deux actionnaires majoritaires car ils ont chacun 47,5% et le PMU détient 5% sur Equidia.

Vous avez dit que vous avez eu des recettes publicitaires en augmentation de 60 à 70%, ce qui est énorme. Pouvez-vous nous en dire plus ?

E.B. : La première raison est qu’aujourd’hui, nous avons deux chaînes. Ce qui veut dire plus de place pour accueillir les annonceurs. Notamment ceux du secteur captif de l’équestre qui avant, avaient très peu de place sur Equidia. Ces annonceurs, nous les avons retrouvés tout au long de l’année sur les évènements et énormément sur les J.O. Cela nous a permis de monter des partenariats, du sponsoring… Il y a aussi la progression des audiences car l’audience cumulée des deux chaînes est de 30% supérieure à celle de la chaîne unique et nous le retrouvons en termes de puissance et dans de recettes publicitaires. Nous commençons à avoir des recettes sur tout ce que nous avons développé, le web, les plateformes de distribution, l’iPad, les mobiles… Tout ça vient compléter nos recettes publicitaires de façon non négligeable!

Pouvez-vous rappeler votre offensive sur le secteur numérique et sur celui des réseaux sociaux?

E.B. : Cette logique de développement à 360° a commencé en 2010 avec l’offre replay et elle s’est vraiment développée depuis le mois d’avril avec une série de deux tests autour du jumping de la Baule et du prix de Diane Longines. C’est là que nous avons commencé à concevoir l’ensemble de ces évènements en 360°. S’il fallait retenir une chose aussi, c’est que sur Facebook, nous allons être à 100 000 fans avant la fin du mois de septembre. Nous avons des fans très actifs puisque tous les jours, c’est environ 10 000 fans qui réagissent sur notre page. C’est l’une des évolutions marquantes. Il y a aussi la connexion sur le replay, le nombre de followers sur Twitter. Nous pouvons dire que tous nos services digitaux ont quasi doublé depuis 6 mois.

Quel est votre public?

E.B. : Il y a deux types de publics en contact avec la marque Equidia. Le premier, c’est le public des joueurs. C’est un public qui a énormément changé avec le marché des jeux. Il s’est beaucoup rajeuni. Il est de plus en plus CSP+ grâce à l’ouverture du marché des jeux et à la prise de paris sur Internet. C’est un public qui a beaucoup changé. Nous l’avons constaté avec notre audience. Nous avons à peu près 1 million de téléspectateurs réguliers sur Equidia Live. Ce public qui constitue notre base n’est pas un grand adepte des réseaux sociaux et du digital. Nous avons attendu très longtemps car avant, nous n’avions pas cette base et cette habitude de consommation des nouveaux réseaux. En revanche, le grand déclencheur chez nous, c’est Equidia Life car nous avons pu établir une stratégie qui part du contenu et qui va toucher toutes les communautés du cheval.

Propos recueillis par Sandra Muller

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